Belgique : il y a deux ans, mourrait Sanda Dia au cours d’un baptême étudiant

Les tristes événements qui ont conduit au décès de l’étudiant Sanda Dia ont deux ans déjà. Ils ont eu lieu le 7 décembre 2018. Ce qui a provoqué sa mort ? Une trop importante quantité de sel retrouvée dans son organisme (du fait d’avoir bu de force de l’huile de poisson trop salée) dès suite de deux jours de ce qui peut être qualifié de torture.

En effet, le premier soir, le 4 décembre 2018, trois candidats (dont Sanda Dia, âgé de 20 ans) au cercle ont été sommés de se saouler au maximum. Il leur était demandé de consommer de l’alcool en grande quantité, chacun avait reçu une bouteille de gin ainsi que de nombreuses de bières à boire. C’était l’épreuve finale du baptême étudiant.

De plus, contrairement à la plupart des baptêmes, il n’était pas question pour eux de récupérer durant la nuit et jusqu’à midi le lendemain. Ni même de boire de l’eau. Sur le terrain où le bizutage (autre terme de baptême étudiant) avait lieu, tous les robinets d’eau avaient été coupés par les membres du cercle.

Le lendemain, le 5 décembre, le trio d’aspirants au Reuzegom, bien que mal en point, étaient attendus près d’une cabane à Vorselaar. Après des heures d’humiliations – on leur a uriné dessus, ils ont été obligés de vomir les uns sur les autres, de boire des litres d’huile de poisson et de gober des poissons rouges vivants – dans un trou rempli d’eau glacée, Sanda Dia n’a soudain plus donné signe de vie.

Finalementn il est alors porté et allongé près du feu de camp par ses amis pour le réchauffer et retrouver ses esprits, mais il ne reprend pas conscience. Deux heures plus tard il est amené à l’hôpital… Mais c’est trop tard. Sa température corporelle est alors de 27,2 degrés. Le 7 décembre, il décède à l’UZA après la défaillance de plusieurs organes vitaux en raison de l’énorme quantité de sel contenue dans l’huile de poisson ingérée. Les deux autres étudiants, qui souhaitent pour l’heure toujours rester anonymes, sont choqués mais ont survécu à ces deux jours d’enfer.

Affiche circulant sur les réseaux sociaux depuis le décès de Sanda Dia et qui a refait surface à deux ans de son décès – DR (Facebook)