Covid et “lockdown partouze”: l’Eurodéputé surpris a avoué, il se nomme József Szájer

Comme ODP news en fait état dans un précédent article, la “Lockdown partouze” d’une vingtaine de personnes à Bruxelles a eu lieu ce vendredi 27 novembre. Elle a amené la police à faire cesser l’événement (pour non respect des règles sanitaires en temps de covid). Sur place, il y avait des diplomates mais aussi un eurodéputé impliqué hongrois, József Szájer du parti d’extrême-droite Fidesz. Il est passé aux aveux à présent.

La presse belge en parle depuis aujourd’hui. L’affaire en question concerne la tenue d’une “lockdown partouze” à la rue des Pierres, au milieu du quartier gay de Bruxelles. Jusque-là, rien à redire… sauf que la période est au confinement et au couvre-feu. Vers 21h30, la police a été alertée par des voisins qui se plaignaient de tapage nocturne et d’infractions potentielles aux mesures liées à la pandémie de COVID-19 dans un appartement situé Rue des Pierres à 1000 Bruxelles. Les faits impliquaient non moins de 20 personnes à peu près, dont deux ont invoqué leur immunité diplomatique lors du contrôle de police qui a été fait.

Enfui par la gouttière

Néanmoins, un passant a fait savoir aux policiers qu’il avait vu un homme, qu’il a pu identifier, s’enfuir le long de la gouttière. Les mains de l’homme étaient ensanglantées. Il est possible qu’il se soit blessé lors de sa fuite. Des stupéfiants ont été trouvés dans son sac à dos. Cet homme n’a pu produire aucun document d’identité. Il a été amené jusqu’à son domicile, où il s’est identifié au moyen d’un passeport diplomatique, indique le parquet de Bruxelles ce mardi. On a découvert que c’était un homme politique d’envergure.

Un eurodéputé du même parti que Viktor Orban

Il s’agit donc de József Szájer, un député hongrois au Parlement européen. Appartenant au parti Fidesz de Viktor Orban et du PPE (classé à droite politiquement), le parlementaire a reconnu, par voie de communiqué, avoir été impliqué dans la partie fine qui s’est tenue entre les murs d’un établissement de l’hypercentre bruxellois.

Des PV ont été dressés pour non-respect des mesures liées à la pandémie de coronavirus pour toutes les personnes présentes. Un procès-verbal a également été établi pour József Szájer pour infractions relevant de la législation en matière de stupéfiants. La procédure suit son cours. Des poursuites pénales ne pourraient être engagées qu’après la levée de l’immunité diplomatique. 

J’étais bien présent à cette fête à Bruxelles, a réagi le mandataire européen. Je n’ai pas consommé de drogue, j’ai proposé à la police sur place de faire un test de dépistage, mais ils ne l’ont pas fait. La police a déclaré qu’une pilule d’ecstasy avait été trouvée. Je n’ai rien à voir avec cette pilule, je ne sais pas qui l’a placée ni comment. J’ai fait une déclaration à la police à ce sujet. Je suis désolé d’avoir violé les règles de rassemblement, c’était irresponsable de ma part et j’assumerai les sanctions pour cela.

Démission de l’eurodéputé

Il faut dire aussi que les “raisons personnelles” invoquées par le député hongrois au moment de justifier sa démission surprise ce week-end s’éclairent donc d’une lumière nouvelle : il a décidé de quitter la vie politique au lendemain de son interpellation à Bruxelles.

Pour rappel, le Fidesz s’oppose ouvertement à l’égalité des droits des personnes LGBTQ, et par ailleurs, à travers le président Orban, soutenu une répression féroce contre les réfugiés.