Belgique : un député européen et des diplomates découverts dans une “covid partouze”

Deux événements ont fait parler d’eux ce 1er décembre dans les médias. Les deux événements concernent des interventions de la police pour motif de rassemblements non autorisés en ces temps de seconde vague de coronavirus. Dans les deux cas, un nombre trop élevé de personnes s’étaient rassemblées… à des fins de détente et de plaisir, manifestement.

“Covid party”

Ce 1er décembre, on apprenait que dans la rue de l’ex-Première Ministre Sophie Wilmès, ce qu’on nomme parfois une “covid party” (c’est-à-dire une fête non autorisée en temps de confinement dû à la pandémie du covid qui sévit encore et toujours en Belgique), a été organisée. La police est arrivée sur les lieux et y a mis fin. Il y avait 45 personnes présentes. Comme il s’agit d’une maison voisine à celle de Sophie Wilmès, les critiques se sont faites notables sur les réseaux sociaux.

“Covid partouze”

Après la «covid party», voici la «covid partouze». Cette dernière a eu lieu ce vendredi 27 novembre à Bruxelles. Là aussi, la police est donc intervenue dans un bar du centre de Bruxelles pour interrompre une partie de jambes en l’air à laquelle participaient 25 personnes dont un député européen et des diplomates.

“Pas que dans les quartiers populaires”, dit le PTB

Pour l’une et l’autre de ces rassemblements, des commentaires ont été faits et écrits sur internet. Le Parti du Travail de Belgique a été prompt à commenter, par la voix de ses membres et réprésentants ces deux faits. On a donc pu lire les mots de Françoise De Smet du PTB/PVDA qui a déclaré au sujet de la “covid-partouze” sur Facebook : “Mais à part ça ce sont les gens dans les quartiers populaires qui ne respectent pas les mesures hein…”.

Au sujet de ce qui s’est déroulé dans la rue de Sophie Wilmès, c’est notamment Charlie Le Paige du PTB qui l’a commenté : “Une lockdown party avec 45 personnes interrompue par la police dans une villa à Rhode Saint Genère samedi. La deuxième fois à la même adresse. Dans le quartier résidentiel où vivent notamment l’ex-Première ministre Sophie Wilmès ainsi que l’ambassadeur du Qatar. Evidemment vous n’entendrez aucun parti de droite sur “les publics plus difficile à toucher” ou les “difficultés d’intégration” … #hypocrisie”. Il a ainsi souligné en filigranes l’indignation sélective selon qu’on soit résident d’un quartier nanti ou d’un quartier populaire, au sein des partis à droite de l’échiquier politique.

Le fond du message de Françoise De Smet est le même.

Bien sûr le PTB n’est pas le seul à faire ce genre de constats.