Coronavirus en Belgique: “Le futur vaccin ne passera pas par les généralistes”, d’après un expert (VIDEO)

Manifestement, la vaccination contre le Covid-19 fait des grands pas, ces temps-ci. Toutefois, en Belgique, les vaccins ne seront pas réalisés chez les généralistes ou en pharmacie. Pourquoi ? pour des raisons de conservation (il faut conserver les doses à des températures de -80 degrés celsius), mais également d’utilisation en bonne et due forme (surtout pour les patients à risque) et de traçabilité. C’est du moins ce qu’a déclaré ce mardi 3 novembre, l’expert auprès de l’Agence fédérale des médicaments et produits de santé (AFMPS), aux revues médicales Medi-Sphere et Le Spécialiste, Jean-Michel Dogné.

AstraZeneca devrait être le 1er vaccin livré

ODP news avait déjà traité du sujet AstraZeneca en août dernier, au moment où la Belgique devait confirmer son accord d’utiliser ce médicament vaccinant dans la lutte contre le covid à la Commission Européenne. Nous n’en sommmes plus là aujourd’hui, plus de deux mois plus tard.

Voici donc qu’il devrait être le premier vaccin livré, déclare toujours le docteur en sciences pharmaceutiques. Et il ajoute en outre qu’1,2 million de doses sont prévues en Belgique. Ces vaccins ne seront pas fournis en “dose unique”. “On parle au minimum de conditionnement pour 10 personnes”, précise Dogné.

La question de la conservation entre elle aussi en compte. Au regard des différents vaccins développés en parallèle, “certains vont nécessiter des systèmes de conservation qui peuvent aller jusqu’à -80°C”, dit-il. Il est donc indispensable qu’une infrastructure adéquate en centre soit privilégié exclusivement.

Le personnel vacciné en priorité

Une task force s’occupe actuellement de cette réflexion au niveau belge, explique le professeur. Les Communautés (française et flamande de Belgique), qui sont compétentes pour la prévention et les vaccins, travaillent sur la mise en place de cette campagne de vaccination. L’Etat fédéral s’occupe quant à lui de l’autorisation de mise sur le marché de ce vaccin.

Pour le Conseil supérieur de la santé, il faudra “vacciner en priorité les professionnels de la santé au sens très large, soit environ 500.000 personnes”. Dogné ajoute : “La première campagne de vaccination du mois de mars leur sera donc réservée en priorité. Il faudra deux doses par personne, soit un million”.

Jean-Michel Dogné met en garde, en outre, sur le fait qu’il ne faut pas répéter “les mêmes erreurs que pour le vaccin contre la grippe, que l’on a donné récemment à des personnes qui n’étaient pas prioritaires”. C’est un point important, selon lui, à ne pas négliger.

Quid en France ?

Pour en savoir plus sur la problématique du vaccin dans le pays voisin et de ce que ça comporte, voici une vidéo de France Culture sur le sujet qui date de fin octobre dernier.