Bruxelles-Wallonie: l’école passera en code orange après les vacances a dit la ministre C. Désir au Parlement

Depuis quelques jours, des concertations ont lieu à l’initiative de la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), tant avec les experts sanitaires qu’avec les ministres de l’Éducation des deux autres Communautés et avec l’ensemble des acteurs institutionnels de l’enseignement francophone, pour adapter les scénarios correspondant aux divers codes couleur. C’était encore le cas ce mercredi matin.

Les adaptations nécessaires visent à mieux faire correspondre les protocoles aux réalités sanitaires et aux données observées quant au risque de contamination, tout en s’inscrivant dans l’objectif de garantir un maximum de présentiel dans des conditions de sécurité optimales.

Les détails des dispositifs prévus, couleur par couleur, feront sans doute l’objet d’une communication plus détaillée. Probablement vendredi, en marge du Comité de concertation (Codeco).

Le code orange arrive bientôt, dit Caroline Désir

Mais on peut dès à présent annoncer que, comme la Flandre l’a déjà fait, l’enseignement obligatoire francophone passera “prochainement” en code orange. Quand? La ministre Caroline Désir a précisé au Parlement que “les écoles ont jusqu’aux vacances pour s’adapter”.

Quel orange? Que prévoit cet orange? Pas la même chose que le code orange de la version initiale imaginée l’été passé, qui préconisait un enseignement partiellement à distance à partir de la 3e secondaire (sous forme de 2,5 jours de cours en classe par semaine, le reste à distance).

Finalement, les cours en classe restent le scénario privilégié pour tout le monde.

L’enseignement partiellement à distance devrait toutefois être permis à partir de la 3e secondaire, en fonction de certains critères. Lesquels? Il faut que l’hybridation corresponde à une difficulté d’organisation due aux nombreuses absences parmi les enseignants ou chez les élèves. La formule est flexible: l’hybridation peut être décidée pour un cours, une classe, ou tous les élèves des 2e et 3e degrés d’une école. Ce choix doit évidemment faire l’objet de l’accord du pouvoir organisateur, et il ne vaut que pour une période de deux semaines maximum, éventuellement renouvelable. Enfin, il faudra s’assurer de l’accès aux apprentissages de tous les élèves.

Dans le même temps, la situation sanitaire s’étant à nouveau dégradée, une série de mesures supplémentaires devront être prises. On peut pointer d’ailleurs plusieurs appels à commencer par respecter très précisément les règles déjà en place (gel hydroalcoolique, masques, distances). A celles-là s’ajouteront diverses nouveautés.

Lesquelles? Elles seront détaillées rapidement dans une circulaire en cours de relecture par tous les acteurs. Les contacts entre adultes font l’objet d’une attention particulière, dans la salle des professeurs en particulier. On sait que les règles seront durcies quant à l’usage des cantines et à l’organisation des cours d’éducation physique. L’intérêt de la ventilation sera par ailleurs mis en avant.

Enfin, d’anciennes mesures prévues dans le code orange d’origine y restent associées, comme l’obligation de prendre les repas en groupe-classe, l’interdiction d’accès aux personnes non indispensables et celle des activités extra-muros.

Une étape avant de passer au code rouge ?

A noter que, si le Comité de concertation de vendredi devait annoncer une nouvelle dégradation de la situation et des restrictions plus importantes, on ne peut exclure à ce stade que l’école passe directement en code rouge. Mais là aussi, la tendance privilégiée restera la présence maximale des élèves en classe, dans toute la mesure du possible.