“Si ça continue, un lockdown complet est à envisager, comme en mars et en avril” déclare Yves Van Laethem

D’après Yves Van Laethem, seule la découverte d’un vaccin ou d’un traitement permettra de lutter efficacement contre la pandémie. Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus a dit : “Si cela continue, il faudra envisager un lockdown complet, comme en mars et en avril”.

Les chiffres sont affolants, selon lui. Ils suivent une courbe exponentielle malgré des mesures de restrictions sans cesse plus contraignantes. Dimanche, pas moins de 2 485 personnes étaient hospitalisées en raison du Covid, dont 412 dans des unités de soins intensifs. Sur la seule journée de samedi, plus de 12 000 personnes ont été testées positives !

Pic observé ce 17 octobre

Samedi 17 octobre, notre pays a enregistré 351 nouvelles admissions à l’hôpital. C’est la moitié du pic observé lors de la première vague (record de 629 admissions le 28 mars). Ce qui pourrait laisser croire qu’il y a encore de la marge. La réalité, c’est que tout s’accélère tellement vite (les chiffres doublent en l’espace d’une semaine) que les hôpitaux pourraient saturer dès la mi-novembre. « Il reste deux à trois semaines pour inverser la tendance », résume l’infectiologue Yves Van Laethem, porte-parole au centre de crise.

Plus de lits à la mi-novembre si ça continue comme ça

« Actuellement, 2.485 lits, dont 412 en soins intensifs (USI) sont occupés par des patients Covid. Le nombre de lits occupés double tous les 8 à 9 jours. Cela veut dire que la barre des 500 patients Covid en soins intensifs sera atteinte cette semaine et que nous serons à 1.000 à la fin de ce mois. Grâce aux mesures décidées par le gouvernement, on devrait éviter les 2.000 patients Covid en soins intensifs à la mi-novembre. Ce qui correspond à la capacité maximale hospitalière.

Tout contact épargné, avec un collègue, un ami, une connaissance… est une diminution des risques de transmission du virus. C’est alors que l’on verra si les services hospitaliers tiennent le coup. Ou pas ».