Belgique : des policiers en civil intimident une militante des JOC et bloquent la circulation à Bruxelles

Les faits ont eu lieu ce 1er octobre, en milieu de journée, à Bruxelles, Belgique. On a pu lire sur les réseaux sociaux le récit suivant : “alors qu’une travailleuse de la fédération namuroise venait de se garer devant les locaux des JOC à Bruxelles, deux policiers en civil sont venus l’interroger en pleine rue sans autre forme de procès”. Pour les JOC (Jeunes Organisés Combatifs), il s’agit d’un “coup de pression de la police belge”.

La travailleuse et militante a demandé s’il s’agissait d’une infraction de roulage ou quelque chose de ce type. D’après un autre travailleur des JOC, les policiers l’ont informée que “non et, prétextant qu’une enquête était ouverte au judiciaire concernant son véhicule, ils en profitèrent pour lui poser toutes sortes de questions durant une vingtaine de minutes. Le tout en bloquant la circulation avec leur véhicule“.

Intimidation préparée à l’avance ?

Les JOC tiennent à le rappeler : “une enquête au judiciaire implique une convocation par recommandé, ce que la travailleuse n’a pas reçu (pour le moment).Dès lors il y a fort à penser que le but réel de cet interrogatoire était de mettre la pression à cette nouvelle travailleuse démarrant à peine son mandat aux Jeunes Organisés Combatifs. La police a donc voulu intimider la travailleuse et lui faire comprendre qu’elle était fichée. La NVA n’a beau ne plus être au gouvernement, l’Etat policier belge est bel et bien en place“.

Et les JOC d’ajouter : “Quand on voit comment l’Etat laisse les néofascistes tranquilles et réprime toutes formes de manifestations pour plus d’égalité économique (cfr. la répression de manif du 14 septembre pour les soins de santé), on a de quoi s’inquiéter pour ce qu’il nous reste de démocratie engagement pour une société plus libre, égalitaire et démocratique est criminalisé et les hommes de mains du Capital disposent de tellement d’impunités qu’ils ne se cachent même plus dans leurs tentatives d’intimidations. Nous dénonçons vivement ces pratiques indignes d’un état prétendument démocratique“.