À Genève, le salaire minimum passe frôle 3800€ ; en Belgique, les syndicats réclament 14 euros/heure…

L’équivalent d’un peu moins de 3800 euros par mois, au taux de change actuel, ce sera le salaire minimum applicable dans le Canton de Genève en Suisse, à partir de la fin octobre. 23 francs suisses de l’heure, soit 4086 francs, les Genevois ont voté oui, ce week-end à cette proposition.

D’autres cantons, celui de Neuchâtel et celui du Jura ont déjà adopté une mesure similaire. Ici, à Genève, une ville où le coût de la vie est particulièrement, l’instauration d’un salaire minimum à 23 francs suisses de l’heure (21,31 euros) était une nécessité pour les syndicats qui ont été à l’initiative de la votation.

La crise sanitaire dûe au coronavirus a mis en lumière la situation financière des bas salaires

Les 500.000 électeurs du canton de Genève ont dit oui à cette proposition qui avait été refusée en 2011 et 2014. Ce ” oui ” des Genevois s’explique par la conjoncture économique actuelle. La crise du Coronavirus a changé la donne. Derrière les banques et les hôtels de luxe, l’envers du décor devenu plus visible qu’avant. De nombreux travailleurs nécessaires à la bonne organisation de la ville de Genève et de son économie ont dû se tourner vers l’aide alimentaire, loin de l’image chic de la ville des bords du Léman.

Les syndicats estiment que la nouvelle réglementation sur le salaire minimum bénéficiera à 30.000 salariés en situation de précarité. Cela correspond à 10% de la population active, dont deux tiers de femmes. On retrouve ces travailleurs à bas salaires dans beaucoup de secteurs d’activité : l’hôtellerie, la restauration, le commerce de détail, la blanchisserie, la coiffure. Autant de secteurs où le salaire minimum n’atteint pas les 20 francs suisses de l’heure.

Néanmoins, vu depusi la Belgique, 3800 euros de salaire minimum semblent beaucoup. Cependant, ce salaire est à mettre en relation avec le coût de la vie en Suisse et à Genève en particulier.