Bruxelles et racisme : le socialiste Rachid Madrane se dit favorable aux statistiques ethniques (VIDEO)

Rachid Madrane est le Président du Parlement bruxellois. Ce dimanche 20 septembre, il a donné son avis, proposé une piste pour lutter contre le racisme qui sévit dans le secteur de l’emploi, du logement ou de l’enseignement. Il a déclaré vouloir une société inclusive pour Bruxelles et désire s’en donner les moyens via le Parlement bruxellois, en étant favorable aux statistiques ethniques pour lutter contre le racisme et voir objectivement, avec des chiffres à l’appui, ce qu’il en est.

À quelques jours à peine des Assises contre le racisme, le président du Parlement bruxellois, Rachid Madrane, a donné sa vision de la société inclusive, au journal La Libre.

En effet, comme le Parlement bruxellois fait sa rentrée, il a rappelé qu’il serait bon que ce problème de racisme soit mis à l’agenda encore plus, et ce, malgré “la semaine prochaine qui aura un menu déjà chargé” (sic).

Parlement bruxellois en séance – DR

Il est vrai que la commission spéciale Covid-19, le budget 2021 et l’ajustement 2020 prendront de la place dans les débats politiques au Parlement Bruxellois. Mais il ne faut pas oublier les Assises contre le racisme, qui est un thème épidermique au sein de la population bruxelloise, plus encore quand les partis politiques s’en mêlent.

Pour preuve, les positions radicales et les attaques virulentes de chaque parti et lors des motions votées à Molenbeek-Saint-Jean et Schaerbeek sur le port des signes convictionnels dans l’administration, l’école, etc. Le président du Parlement bruxellois Rachid Madrane s’attend bien évidemment à ce que ce ‘dossier’ arrive sur la table. “Et tant mieux”, assure-t-il.

La question se pose aussi sur les violences policières. Des statistiques ethniques permettraient de voir clair également sur ce sujet qui est dénoncé par de nombreuses personnes victimes de racisme.

Le racisme, pas un thème central pour tous le PS, notamment Philippe Close

Rachid Madrane, en tant que racisé, malgré tout, prend ce problème du racisme à bras le corps. Philippe Close ne semble pas prendre à coeur ce sujet du racisme au sein des forces de police. Les faits de racisme au sein de l’institution policière à Bruxelles sont assez connus, et les exemples sont nombreux. Il y avait eu, pour n’en citer qu’un, l’exemple de Monim, 19 ans, durant la manifestation de Black Lives Matter de juin dernier. Ce jeune avait frappé dans un fourgon et reçu des insultes racistes de la part des policiers, à l’abri des regards.

Philippe Close, responsable, n’en avait pas dit un mot ni condamné ce fait, alors qu’il s’était attardé sur les vitrines cassées par des manifestants. Le matériel était-il plus important que le sort d’un jeune frappé sans raison ? La question est posée.

Philippe Close, avec deux policiers de Bruxelles – DR