“Éduquez vos garçons !” : le message d’une femme victime d’une agression homophobe violente à Bruxelles

C’est un témoignage de plus en matière d’homophobie à Bruxelles. Les faits ont eu lieu dans la nuit du 4 au 5 septembre. Il était 1h30 du matin quand l’agression a eu lieu, à hauteur du rond-point Louise dans le centre-ville de Bruxelles. La victime, Lou V., a écrit son témoignage sur les réseaux sociaux en demandant une chose très claire : “éduquez vos garçons !”. La jeune femme a reçu des coups de pieds au visage, à l’épaule et aux hanches. Résultat : une commotion cérébrale et un traumatisme psychologique.

Lou V. pose d’abord le contexte de son agression qui a eu lieu dans la nuit du 4 ay 5 septembre près du rond-point Louise à Bruxelles : “Ce vendredi 1:30 (04/09/2020) dans la nuit, après une embrassade avec une amie, à Porte de namur. Nos chemins se séparent. Nous sommes en vélo. Elle part de son côté, et je pars du mien“.

Jusque là, rien à signaler mais les agresseurs l’observaiet déjà. Elle poursuit son récit : “Prenant la direction de [l’avenue de l’] Hôtel de Monnaie pour rentrer chez moi, je sens une présence d’une voiture noire […]“. Dans cette voiture, il y a deux personnes, précise Lou.

Coups de pieds au visage et au corps et insultes homophobes

Au niveau du rond-point Louise, “la voiture roule à ma hauteur, les vitres se baissent”, écrit la future victime. Elle explique : “Je ne comprends pas tout ce qu’ils disent mais en sort un : « Salle lesbienne ». Elle répond alors un : « bande d’homophobes de merde, foutez-moi la paix ». De là la voiture s’arrête brusquement, me faisant chuter, les deux hommes sortent me donnent des coups de pieds, dans le visage, dans l’épaule, [et à] la hanche.

Assez rapidement une femme à vélo passant par là prend la défense de Lou : “[L’agression] ne dure pas très longtemps car une dame à vélo arrive avec ses phares et crie sur les deux hommes“.

Lou en a profité pour partir immédiatement : “Je prend mon vélo et pars en courant. Sous le choc. Effrayée de cette rage que les deux hommes avaient pour moi. Je cours à la plus grande vitesse chez une amie”.

Elle explique son état physique suite à cette agression : “Résultat des courses, incapacité de travail pendant une semaine. Le visage défiguré, Le bras droit en écharpe, une petite commotion cérébrale, une phobie de Bruxelles la nuit. Je suis une femme pansexuelle, qui m’assume depuis maintenant 8ans, je n’ai pas peur de ce que je suis, de qui j’aime. Mais visiblement encore en 2020 je devrais me taire! Je suis Lou, fière de mon identité et malgré à ma gueule cassé, mon bras en écharpe et ma phobie de Bruxelles la nuit, je continuerais de sortir en jupe, de faire du vélo là nuit, de parler trop fort, de boire à des heures « dangereuses » , d’embrasser des filles et d’être fière. Ne nous taisons plus. Éduquez vos garçons !

Aucune précision n’est faite concernant une plainte de la part de Lou, pour retrouver ses deux agresseurs. Affaire à suivre, donc !