Belgique : une famille en week-end à la campagne a subi une agression raciste en pleine nuit (PHOTOS)

Les faits ont eu lieu dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 août à Lierneux, petite ville à l’est de la Belgique. Alors qu’ils étaient en train de passer un week-end à la campagne, ils ont subi une agression dans leur logement, et ce, en pleine nuit. Des individus masqués ont tenté de s’introduire dans le logement, n’y ont pas réussi mais ont déposé des croix ensanglantées en carton et un coeur et un cerveau (voir photos). Quand la police est arrivée sur les lieux, elle a étrangement suspecté les victimes pour d’autres sujets au lieu de se concentrer à chercher des indices sur l’agression qui venait d’avoir lieu. La question du racisme peut être posée.

Une des personnes présentes écrit : “Ce dernier week-end du mois d’août, nous avions décidé ensemble en famille, de séjourner dans un gite à 4990 Lierneux, à environ 1h45’ de Bruxelles. Après avoir passé un bon vendredi soir, et une journée fort sympa samedi, nous étions loin de nous douter qu’en fait on nous guettait. Il était tard, environ 1h du matin et certains, dont moi, avions décidé d’aller nous coucher car trop fatigués. Les autres étaient restés dans la zone dite de « séjour » un rez-de-chaussée composé d’une cuisine avec une salle à manger et un autre espace de détente, le tout formant un L.

Croix ensanglantée en carton et organe animal : ce qu’on déposé les agresseurs chez les victimes, en week-end à la campagne belge – D.

Tout se passait bien donc jusqu’à samedi soir, 30 août. Mais elle continue : “Dans chaque extrême une porte. Une structure en bois avec des vitres. L’une donnant au jardin et accessible à qui le voudrait. La seconde porte dans la cuisine donnant à l’extérieur du coté perpendiculaire à l’autre et tout aussi accessible. Alors que nous étions plusieurs à être montés pour dormir, en fin de compte on n’y arrivait pas, car on pouvait les entendre causer. Si vous avez déjà été dans un gite vous savez qu’on entend tout d’un endroit à l’autre de la maison. On les entendait si bien qu’on se décidait presque à les rejoindre à nouveau quand soudain des cris terribles ont retenti. C’était effrayant ! Je reconnaissais la voix de l’une de mes filles qui criait à s’en éclater les cordes vocales“.

Une croix ensanglantée en carton, un coeur et un cerveau à l’entrée : “ça ressemble au Ku Klux Klan”

Morceau de coeur animal : ce qu’on déposé les agresseurs chez les victimes, en week-end à la campagne belge – D.

Elle n’a pas réalisé tout de suite l’ampleur de la situation : “Mais nous d’en haut, on avait surtout senti la gravité de la situation quand ma belle-fille s’est mise à crier le nom de mon beau fils AJ. qui était également monté dormir. Elle l’appelait au secours ! Mon beau fils AJ. déballa les escaliers à une vitesse telle qu’il se fit très mal au pied. Cela ne l’empêcha pas de poursuivre dans sa hâte à comprendre ce qui s’était produit. Je me tenais juste derrière lui, quand on aperçut la frayeur sur le visage de tous. Du moins de ma belle fille K., de mes filles S. et S. et de mon fils A. Quant à mon fils U. mon autre beau fils T. et mon neveu S. ils n’étaient plus là.Ma belle fille K. nous expliquait à grande vitesse et dans un état de choc indescriptible, que trois hommes de grande taille, masqués, s’étaient plaqués contre les portes. Qu’ils avaient essayé de s’introduire dans le gite après avoir semé la panique“.

Les inidividus se tenaient de tous les côtés du domicile dans lequel se trouvait la famille voulant passer un week-end sympa : “L’un d’eux se tenait devant la porte côté jardin et avait essayé d’ouvrir pour rentrer, mais cette porte était apparemment fermée. Il a donc tapé dessus comme un malade tout en collant son visage sur la vitre pour bien les effrayer. Et simultanément, les deux autres hommes masqués, se tenaient devant l’autre porte, côté cuisine qui était ouverte. L’un d’eux tenait à sa main un tas d’abats saignants qu’il balança à l’intérieur après s’y être introduit. Que rien ne semblait les inquiéter. Qu’ils semblaient sur d’eux, aucune panique”.

Morceau de cerveau animal : ce qu’on déposé les agresseurs chez les victimes, en week-end à la campagne belge – D.

Pour la témoin, il s’agit d’une “façon de faire qui glace le sang de ceux qui assistent sans vraiment savoir ce qui va suivre“. Elle poursuit son témoignage en disant : “Ce n’est que lorsque le malade avait jeté les abats que U. T. et S. se sont levés en trombe et les ont suivis à l’extérieur. Ils étaient là, pas trop loin en attendant que le troisième, un mastodonte bien trapu, les rejoigne. Mais ce malade se tenait toujours devant l’autre porte et c’est à ce moment-là que ma belle-fille cria au secours. Au moment où les nôtres se sont mis à leur courir après, ils ont pris leurs jambes à leur cou et connaissant bien les lieux, n’ont eu aucune difficulté à disparaître. En courant ils lançaient des cris hystériques comme pour dire « vous ne nous faites pas peur ! »En revenant, on a découvert qu’ils avaient déposé devant la porte une croix bricolée en carton, tâchée de sang et juste à côté, un cœur et un cerveau. En passant en revue le tout, nous avons aussi découvert la même croix sur le parebrise de la voiture de mon fils plus costaud avait laissé l’empreinte de sa grande main sur la vitre“.

Réaction non appropriée des policiers : ils suspectaient les victimes

Ce qui les a surpris, eux et elles, les victimes est la réaction de la police : “Ma belle-fille avait appelé la police locale qui est arrivée au bout d’une dizaine de minutes. Nous n’avons jamais vu des policiers aussi incompétents, aussi je m’en foutistes. Alors qu’on leur explique ce qui s’est passé, ils ne prennent note de rien, ne bougent pas de leur place et nous donnent l’impression qu’ils veulent mener une enquête sur nous, surtout sur l’un de mes beaux fils qui a une plaque anglaise sur sa voiture”.

Ils sont partis le lendemain très tôt, écourtant leur week-end à la campagne mais sont bien décidés à ne pas en rester là et de poursuivre par voie légale les coupables de cette agression qui semble avoir un motif xénophobe.