Belgique : 500 personnes d’extrême-droite et anti-islam ont manifesté à Ostende (VIDEO)

Une manifestation aux allures d’extrême-droite a eu lieu ce week-end sur la digue d’Ostende en Belgique. Des centaines de gens (environ 500 personnes) se sont rassemblés et ont marché, parfois vêtus de noirs, pour “lancer un signal” comme certains des manifestants ont dit. Par “lancer un signal”, il faut comprendre une hostilité envers la communauté musulmane assumée, un repli nationaliste voire raciste (“Notre peuple d’abord” ou “Islamistes, parasites”) et un soutien aux forces de l’ordre.

La manifestation était interdite par le bourgmestre de la commune d’Ostende, Bar Tommelein. Cela n’a pas empêché plusieurs centaines de personnes de défiler et de crier des slogans, parfois d’extrême-droite. On a pu entendre des slogans racistes s’en prenant à la communauté musulmane de Belgique tels que “Islamistes, parasites”. Le repli nationaliste a été aussi noté avec le slogan scandé par certains des participants à la marche : “Eigen Volk eerst” (“Notre peuple d’abord”). Une phrase proche des idées d’extrême-droite.

"Islamistes, parasites" 500 personnes ont protesté à Ostende

Des images inquiétantes qui rappellent des heures sombres de l'Histoire 👇

Publiée par DH.be sur Lundi 31 août 2020

Une marche qui rappelle un sombre passé

Ces manifestants ont applaudi les forces de l’ordre lorsqu’ils les croisaient, notamment suite aux événements de Blankenberge du 8 et 9 août derniers. Cette marche rappelle une époque qu’on pensait révolue mais dont les idées racistes semblent toujours présentes et à combattre. Un manifestant a même fait un doigt d’honneur à une femme voilée qui se trouvait sur son chemin, alors que celle-ci n’était qu’assise et pas du tout agressive.

Pas d’intervention policière alors que la manifestation était interdite

Il n’y a manifestement pas eu d’arrestation de ces personnes ni d’intervention musclée de la part de la police bien que cet événement ait été interdit par les autorités communales et le bourgmestre lui-même. Cela peut paraître surprenant quand on a vu, il y a quelques semaines, le déferlement de policiers venus sur la plage et sur la digue pour arrêter des jeunes en masse, le refoulement de jeunes “ayant le profil” (sic) dès la gare de Blankenberge et la condamnation par la justice de certains d’entre eux. Le ministre Pieter De Crem avait même saisi le dossier et voulu aller plus loin. Fera-t-il de même pour un événement de ce genre plutôt que pour des bagarres sur les plages ? Tous les citoyens belges ont-ils à subir un traitement identique ? Certains ne le pensent pas, au vu de ces images.

Voici la vidéo des événements de Blankenberge du 8 août. Le traitement n’est manifestement pas le même.