Marc Van Ranst (virologue) menacé par un nazi : “tu récoltes ce que tu sèmes” a écrit la N-VA

Ce lundi, la section de la ville de Beveren du parti nationaliste flamand N-VA s’est excusée sur Twitter. Pourquoi ? Parce qu’elle avait visé nommément et ouvertement le virologue Marc Van Ranst. Il était écrit : “Pauvre Marc Van Ranst, tu récoltes ce que tu sèmes”. Il était question d’un menace d’un sympathisant nazi qui lui a fait un geste de bras levé et dit qu’il était un “rat de gauche”. Ce tweet de la N-VA a vite suscité des réactions. Les membres de la N-VA ont du réagir pour préserver leur image.

C’est l’échevine Inge Brocken qui a rédigé le tweet en question sur le réseau social. Elle visait le virologue Marc Van Ranst.

Suite à cela, la section N-VA de Beveren s’est excusée. “Le message pouvait être mal interprété”, a-t-elle déclaré tout en rappelant au passage qu’elle ne partage absolument pas les positions politiques du scientifique de la KULeuven. Du côté de Marc Van Ranst et de ses soutiens, c’est

Dimanche soir, M. Van Ranst se trouvait à la gare de Malines lorsqu’un homme a proféré des menaces à son encontre. Le virologue a posté deux photographies de l’individu sur Twitter. “A la gare de Malines, un type s’est approché de moi car il allait ‘me détruire parce que je suis un rat de gauche’. Il a fait le salut hitlérien. Pauvre homme”, écrit M. Van Ranst sur le réseau social.

Photo de Marc Van Ranst.

La police de Malines a ouvert une enquête après avoir vu le message du virologue.
“Pauvre Marc Van Ranst, Calimero. Presque de la compassion. Tu récoltes ce que tu sèmes”, a tweeté Mme Brocken.

Le message a été rapidement supprimé car l’intéressée “s’est elle-même rendu compte que ses mots pouvaient être mal interprétés”, a répondu la section N-VA de Beveren. “Nous voulons rappeler que ni l’échevine Brocke, ni la N-VA de Beveren ne tolèrent les menaces physiques et/ou les symboles fascistes. Cela ne correspond pas à nos valeurs et nous le condamnons clairement”, a-t-elle dit.

Hendrik Vermeulen (N-VA) est-il laxiste envers les manifestations nazies ?

La question est embarrassante pour le parti nationaliste flamand mais un tweet, en réponse à un autre de Marc Van Ranst, publié ce 23 août un peu avant minuit est à tout le moins suspect. Suite à ces événements, Marc Van Ranst écrit qu’il a été menacé en gare de Mechelen par cet homme qui lui a dit qu’il était un “rat de gauche” et lui a fait un salut nazi par la même occasion, avec le bras levé. Un geste non anodin. Le virologue s’en est donc indigné sur Twitter.

Hendrik Vermeulen, ancien vice-président de la NVA de Brugge, président de l’UNIZO Bruges et PDG à Ocean Gate Logistics, lui a répondu que, peut-être, l’homme “avait des problèmes psychiatriques”. Ce qui banalise le geste. Marc Van Ranst a écrit sur Facebook, en faisant une capture d’écran (voir ci-dessous) du message que cette “explication” de Hendrik Vermeulen est une “honte”.

Photo de Marc Van Ranst.

Ce n’est pas la première fois que des gestes nazis sont effectués. ODP news traitait il y a peu le geste similaire, le salut hitlérien, d’une policière à l’aéroport de Charleroi… alors qu’un homme (d’origine étrangère) se faisait arrêter et qui est décédé peu après.

Ici, le fait que des représentants politiques d’un parti aux portes du pouvoir soutiennent ouvertement sur les réseaux sociaux des gestes d’extrême-droite pose question, une question de fond sur la démocratie.