Covid : hausse des cas donc baisse des libertés individuelles et collectives ? (VIDEO)

On vient de l’apprendre aujourd’hui : le nombre de nouveaux cas de Covid-19 augmente significativement. Le total enregistré en Belgique s’élevait à 509,4 par jour en moyenne entre le 12 et le 18 août. D’après les données mises à jour samedi matin par Sciensano, c’était une diminution de 17% en comparaison aux sept jours d’avant (du 5 au 11 août).

Les contaminations augmentent à Bruxelles et dans le Brabant flamand. A Bruxelles, le nombre de cas continue d’augmenter, avec 874 contaminations, ou 68 de plus par rapport à la période précédente. L’incidence y est de 71,7 nouveaux cas par 100.000 habitants. Dans le Brabant flamand, les contaminations augmentent également (+16 par rapport aux sept jours précédents). Au total, 80.894 cas ont été confirmés en Belgique depuis le début de l’épidémie.

Concernant les hospitalisations, 27 nouvelles admissions ont été recensées vendredi, et 34 sorties. Ce qui donne un total de 314 patients hospitalisés, dont 74 en soins intensifs. Entre le 12 et le 18 août, 29,7 hospitalisations ont été enregistrées en moyenne par jour (une baisse de 9% donc). L’augmentation des décès du Covid-19, elle, continue. Elle a atteint 9.985 personnes en tout. La moyenne quotidienne des décès sur une période de sept jours est à présent de 10, donc 52% que la semaine d’avant.

Libertés en danger : un effet pervers de la lutte contre le covid ?

La hausse des nouveaux cas et la crainte d’une éventuelle deuxième vague inquiète la population (comme nous avons pu le voir notamment lors du rassemblement d’il y a quelques jours à Bruxelles devant la tour des finances). Ils étaient 500 personnes environ à être venus dire leur mécontentement et le manque de cohérence (selon eux) des mesures prises, qui sont drastiques d’un côté, trop “laisser-aller” de l’autre. Il est vrai qu’on avait vu un jeune homme condamné à 250 euros d’amende pour non port du masque, alors qu’il l’avait simplement baissé pour fumer une cigarette sur le pas de la porte du restaurant où il travaillait.

Ce mois d’août, on a aussi vu une répression policière à Bruxelles, au parvis de Saint-Gilles, plus précisément (vidéo ci-dessus). Il était question d’un non port du masque par trois jeunes filles, ont déclaré la police. Les trois jeunes filles ont déposé plainte contre eux. Ce qui est à noter, c’est que ce sont elles-mêmes qui avaient fait appel à la police, pour une agression sexiste d’un passant. La vidéo ci-dessous éclaire sur le traitement qu’elles ont à subir en retour… tout comme ceux qui ont “osé” filmer leurs agissements illégaux (à commencer par empêcher de filmer).

Sans parler bien sûr de la mort d’un homme à l’aéroport de Charleroi… avec salut nazi en prime. La RTBF a déclaré que ce geste soulevait “des questions au sein de l’institution policière”.

Source vidéo : RTBF (Youtube)

Blankenberge : un exemple qui parle de lui-même ?

La lutte contre le coronavirus n’est pas en reste de dérives de la part de l’Etat et de son bras armé : la police, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous. L’épisode des violences policières et de la répression spécifiquement sur les jeunes, ce 8 août dernier et la suite politique qu’on a vu (Pieter De Crem avait voulu sévir et “interdire la plage aux bagarreurs” sans évoquer les violences policières). Dès le 9 août, par ailleurs, les policiers de cette cité balnéaire s’étaient autorisés à faire du profilage au faciès dès la sortie du train . Cela avait été dénoncé, outre le racisme (“jeunes bruxellois” c’est-à-dire “arabes”), comme une discrimination anti-pauvre.

Tout cela pose la question de la restriction des libertés publiques, pour certains.

*La photo de couverture ne sert qu’à des fins d’illustration, n’est aucunement liée au sujet de l’article – Crédits photo Laurence Chin (Facebook)