Belgique : le harcèlement de rue est une plaie quotidienne pour les femmes

C’est un chiffre à ne pas prendre à la légère. Il ressort d’un C’est ce qui ressort d’un sondage de Plan International, explique la RTBF. En effet, on peut y lire que 91% des jeunes filles de 15 à 24 ans ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans des lieux publics. Le pourcentage est de 28% des garçons. Une différence notable.

Afin d’y remédier, l’ONG Plan International invite les citoyens à identifier les endroits où ils se sentent en sécurité ou au contraire, en insécurité, sur le site “Safer cities”, des “villes plus sûres” en français. Tout ce qu’il suffit de faire est d’indiquer le lieu sur une carte et puis d’expliquer ce qu’il s’est passé. En Région bruxelloise, 1300 personnes ont déjà signalé un pin, qu’il soit positif ou négatif. De quoi se poser des questions sur un problème structurel qui peut aller aller plus loin.

Les féminicides, un problème de fond dont sont victimes les femmes

La RTBF révélait qu’en 2020, en Belgique, déjà 12 femmes avaient été tuées suite à des coups de leur conjoint ou ex-conjoint pour la plupart d’entre elles. C’était le 22 juin dernier. Le nombre de victimes, en fin d’année, s’annonce déjà être plus lourd encore.

Photo de Beauté privé.
Femme marchant en rue – Facebook D.

En France, le chiffre est également interpellant pour 2019. Le ministère de l’Intérieur vient de sortir le nombre total de victimes de féminicides (qui comporte évidemment en majorité des femmes, mais aussi quelques hommes). Il s’élève à 146 victimes. Soit une augmentation de 25 cas par rapport à l’année 2018. En 2020 en France, 46 victimes ont déjà été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.