France : “Darmanin minimise les faits” pour l’avocate du producteur frappé par la police (VIDEO)

Depuis que les faits ont été diffusés par le média Loopsider, cette violence policière a fait la Une de nombre de médias français et même à l’étranger. De plus, il y a eu mensonge dans la déclaration des policiers des faits. Pas de chance pour eux, la scène a été filmée et ils sont maintenant poursuivis. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a réagi au journal de France 2 ce 26 novembre, et l’avocate de la victime a commenté à son tour sans ménagement les propos de ce dernier.

Gérald Darmanin a déclaré que les policiers avaient “déconné” dans cette affaire. Pour l’avocate de la victime, Michel Zecler, ces propos sont juste “scandaleux”. En effet, Me Hafida El Ali, se dit “surprise” par les mots choisis par le ministre de l’Intérieur. Elle a déclaré :“C’est un terme souvent employé par des gamins qui jouent dans un lycée, c’est assez trivial, je trouve ça scandaleux. S’il trouve que les policiers ont ‘déconné’, alors j’utilise des mots de la même manière et ses propos sont dégueulasses. Darmanin minimise complètement la gravité des faits commis”.

Pour l’avocate, ces policiers sont des délinquants

Quatre policiers ont été suspendus de leurs fonctions jeudi après la publication, par Loopsider, de vidéos sur lesquelles les fonctionnaires s’en prennent violemment à un producteur de musique dans son local du XVIIe arrondissement de Paris.

“Ces policiers n’ont pas déconné, ce sont des délinquants qui ont commis des choses graves: ils ont frappé mon client à de nombreuses reprises pendant près de sept minutes”, a réagi Me Hafida El Ali. “Et ensuite ils ont menti de manière éhontée”, développe l’avocate, rappelant que son client est “couvert d’hématomes, il a une déchirure au bras et des agrafes sur le crâne”.

Gérald Darmanin a annoncé jeudi soir qu’il demanderait “la révocation” des policiers mis en cause, estimant qu’ils “avaient sali l’uniforme de la République”. Le parquet de Paris a ouvert en outre une enquête contre les fonctionnaires pour “violences par personnes dépositaires de l’autorité publique” et “faux en écriture publique”. Affaire à suivre.