France : “Vendre de l’alcool est interdit” dit un policier, “ne pas mettre de masque aussi” dit le vendeur

Le commerçant de Montpellier du Mini-market s’est montré scandalisé. Dans une vidéo qu’il a filmé lui-même, on voit les policiers entrer dans son magasin et lui parler pour lui reprocher de “vendre de l’alcool”. Les images des caméras de surveillance du magasin ont aussi été diffusées sur internet. On voit que la voiture de police arrive de loin. Ils lui auraient dit, déclare le commerçant, en commentaire de la vidéo, qu’il s’agissait aussi de “nuisances sonores” (parce qu’il parlait fort). L’homme a été verbalisé.

Le commerçant a écrit au sujet de la scène avec la police municipale de Montpellier : “Regardez le mensonge de la police municipale de Montpellier pour venger leurs collègue”. Il semble parler de l’épisode qui a eu lieu au début mois d’août. En effet, ils’agit du même commerce (le mini-market) où avait également sévi au début du mois d’août des agents de la police municipale. Ceux-ci avaient fait sortir les clients du magasin et refusé qu’il vende quoi que ce soit à quiconque. Il s’en était indigné et avait, ce jour-là aussi, filmé la scène de la même manière. Vidéo ci-dessous (tout en bas de l’article).

Verbalisé par la police parce qu’il parlait trop fort

Puis le commerçant, toujours sur Facebook, ajoute : “au début il a dit qu’il a rattrapé le client dans la rue. Ensuite il a changé d’avis. Il me dit que c’est les caméras il n’avait aucun client et en plus il na même pas mis le masque enfin il me verbalse pour nuisances sonores parceque je parle fort“.

Il s’est montré scandalisé que ses clients aient été mis dehors : “ils me virent les clients et ils me verbalisent. Honte à la police municipale, (…) honte à la personne qui les a envoyés chez moi pour me faire fermer“.

Diffuser des images de policiers sur internet est autorisé

Les policiers lui ont par ailleurs interdit de diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux au motif que c’était “strictement interdit”. Il l’a fait. Le journal Libération s’était penché sur la question et avait écrit que ce n’était pas interdit. Il était écrit par ailleurs écrit : “Ce qui est interdit, en revanche, c’est de diffuser des images de personnes menottées ou entravées, reconnaissables et sans leur accord. L’article 35 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse dispose ainsi que «lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître, soit que cette personne porte des menottes ou entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire, est punie de 15 000 euros d’amende».

La vidéo dans le même commerce, qui date du début du mois d’août et qui, selon le commerçant, a fait que les policiers municipaux sont venus à nouveau s’en prendre à lui.