Belgique : des agents SNCB ont frappé un usager parce qu’il n’avait pas de monnaie (VIDEO)

Les faits se sont déroulés ce vendredi 24 juillet. C’était à la gare de Mons, en Belgique. Alors qu’il était en train d’acheter son ticket, Idris, un jeune de 19 ans, a été passé à tabac par des agents de la SNCB. C’est ce qu’il affirme, nous apprend Sudinfo. L’incident qui a mené à des violences de la part des employés de la société de chemins de fer belge est que la guichetière n’avait pas assez de monnaie à lui rendre en retour. Et elle a donc refusé de lui vendre un ticket.

La tension est donc montée entre l’usager et l’employée. Un peu plus tard, il semble qu’il était déjà installé dans le train, qui n’était pas encore parti, quand deux agents du rail sont venus pour le sortir du train. Le jeune de 19 ans explique alors avoir été agressé et avoir reçu plusieurs coups de poing. Il a photographié ses jambes et son visage qui manifestement ont été maltraitées.

On ne sait à ce jour pas si le jeune homme a déposé plainte ou non.

La question du racisme sur la table, encore une fois

Si l’incident était un fait isolé, que cela ne s’était jamais produit de la part du personnel, au sens large de la SNCB, la question du racisme aurait pu être non pertinente. Malheureusement ce n’est pas le cas. Au sein de la société de transport belge, un certain nombre de cas de racisme ont déjà été observés, depuis un certain temps et jusqu’à récemment.

On peut par exemple citer l’incident qui a eu lieu en gare de Leuven au début du mois de juillet et où des agents Securail en nombre s’en étaient pris à une femme (noire, c’est à préciser), en lui demandant un ticket de transport… alors qu’elle se trouvait sur le quai et non dans un train. Ces mêmes agents ne supportaient pas d’être filmés par cette dernière alors qu’ils empêchaient une de ses amies de bouger. Une vidéo de la scène avait scandalisé les réseaux sociaux. Le porte-parole de la SNCB avait condamné les actes de racisme, “s’il y en avait eu” avait-il dit, lorsque ODP news lui avait demandé des explications. Voir les vidéos ci-dessous.

Il y en a eu d’autres, comme à Bruxelles où un touriste anglais, noir lui aussi avait été violenté par les agents de Securail, C’était quelques mois auparavant. Et puis ce contrôleur qui avait dit à un usager : “Si ça ne vous plait pas, retournez à Kinshasa”, tout en le contrôlant avec zèle. La liste de ces exemples n’est évidemment pas exhaustive.

Il semble qu’en interne, les sanctions pour racisme ne sont pas très fortes, hormis quand il y a médiatisation importante, au sein de la SNCB, malgré tout. L’exemple de l’agression d’Idris en gare de Mons semble le démontrer.