France : la BAC (police) lui a tiré avec un flashball à moins de deux mètres à Argenteuil (VIDEO)

“Le conducteur du véhicule m’a gazé et tiré dessus au flashball”, a déclaré Anthony. Le jeune homme s’est pris un tir de LBD dans l’abdomen. Ceux qui ont commis l’acte sont les policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) à Argenteuil, en France.”Le tir de flashball était à même pas deux mètres”, poursuit-il. Les faits ont eu lieu le 29 mai 2020. En juillet, elles ont beaucoup tourné sur les réseaux sociaux. L’affaire d’Anthony n’est pas la seule. La BAC d’Argenteuil est connue pour ses violences policières avec flashball.

Cétait le 29 mai dernier à 3 heures du matin environ. Anthony et deux de ses amis étaient assis à la terrasse d’un appartement. Ils ont alors vu débarquer une voiture de police de la BAC (Brigade anticriminalité, ceux qui avaient déjà par le passé éborgnés quelques Gilets jaunes et des personnes, souvent jeunes, habitants les banlieues depuis plusieurs années déjà auparavant).

“Gazeuse et flashball sans raison”

Anthony explique : “Ils ont demandé à nous voir pour nous parler (…) assez poliment”. Jusque là, rien à signaler, pour le jeune homme et ses amis. “Un des policiers a dit à son collègue : “T’as vu, collègue, il nous a insulté”. Ensuite, déclare Anthony : “Tout s’est passé hyper vite (…) Je me suis alors pris un coup de gazeuse de plein fouet sans comprendre”.

Ne voyant plus rien, le jeune s’est reculé et s’est retrouvé dos aux policiers. Là, il dit “avoir ressenti une vive douleur à l’omoplate gauche, comme un boulet de canon”. Dans la vidéo, on peut d’ailleurs voir un policier prendre son LBD alors qu’il se trouve encore au volant de la voiture. Son intention d’en faire usage semble manifeste, et ce, sans privilégier le dialogue et même en provoquant l’attaque illégale en feignant d’avoir été insulté.

La police avait déjà, au cours d’une autre affaire qui s’est retrouvée dans la justice, tenté de jeter de la drogue (cannabis) afin d’avoir un prétexte pour faire usage de violence. Cela avait été filmé par la caméra d’un commerce.

Anthony a eu, suite à cela, 7 jours d’arrêt de travail (ITT) et a déposé plainte à l’IGPN (organe de contrôle des violences policières mais qui est très critiqué pour son manque de suivi, notamment par les Gilets Jaunes qui l’ont fait savoir le 14 juillet à la Fête Nationale Française).

La BAC d’Argenteuil, coutumière d’agression sur la population

Anthony n’est pas le seul à avoir été la victime de violences policières. En effet, d’autres jeunes ont eu à subir les violences et agressions de la BAC à Argenteuil. L’un d’eux a déclaré que dans cette ville se trouvaient les “pires baqueux de France”. C’est dire, quand on observe vidéos à l’appui ce qui s’est déroulé ailleurs, depuis la mouvement populaire des Gilets Jaunes et même avant.

Il y avait eu ce motard, en juillet 2019, qui avait été violenté par la BAC parce qu’il avait une caméra sur son casque de moto (comme beaucoup en ont). Il s’était retrouvé, quand il roulait dans Paris, face à une violence policière.

Voici plusieurs témoignages dans lesquels des victimes de violences de la BAC racontent ce qu’ils ont vécu. C’est pour le moins troublant. Ces témoignages sont rapportés par Streetpress.

Sam s’est fait casser le nez après sa rencontre violente avec la Bac d’Argenteuil. / Crédits : DR

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Sam a eu le nez cassé par la BAC d’Argenteuil – DR