Indonésie : soupçonné d’abus sexuels sur 300 mineurs, le français s’est suicidé

L’homme, un retraité Français de 65 ans avait été arrêté fin juin à Jakarta, en Indonésie. Il était soupçonné de viols des centaines d’enfants et d’adolescents (environ 300). Ce jeudi 9 juillet, il avait été retrouvé inconscient dans sa cellule. C’était une tentative de se donner la mort, qui a réussi puisqu’il est décédé ce dimanche 12 juillet dans cette même ville. ODP news avait rapporté cette information en détail dans un précédent article.

Flagrant délit dans une chambre d’hôtel avec deux mineures

Son arrestation avait eu lieu à la fin du mois de juin dernier. La police indonésienne l’avait pris en flagrant délit dans un hôtel de la capitale indonésienne, Jakarta, où il avait une chambre. Il se trouvait avec deux jeunes filles mineures. L’homme y avait installé un studio et, d’après la police indonésienne, il faisait venir des mineurs en leur proposant de travailler comme modèles.

Lors d’une conférence de presse de la police sur cette affaire, le sexagénaire français était là, menotté et en chemise orange des prisonniers et portant un masque noir, du fait du Covid. La police avait déclaré alors “avoir trouvé des vidéos de plus de 300 mineurs âgés entre 10 et 17 ans sur son ordinateur et le soupçonne depuis d’avoir filmé ses actes sexuels avec eux et elles”.

Suicide avec un câble

Une autopsie devrait être faite sous peu. Toutefois, la piste du suicide est celle qui est privilégiée par les enquêteurs, a dit la police. Dimanche 12 juillet, le retraité français a perdu la vie, à l’hôpital où il avait été transféré et admis aux urgences. Umar Shahab, responsable de l’hôpital de la police nationale à Jakarta a donné plus d’explications sur les causes du décès : “L’homme est mort d’une fracture du cou, sa blessure ayant bloqué l’arrivée de l’oxygène”.

“Le suspect a tenté de se suicider avec un câble qu’il a trouvé dans sa cellule”, avait indiqué jeudi dernier le porte-parole de la police, Yusri Yunus.

Castration chimique voire peine capitale

Le retraité risquait une lourde peine. Non seulement, il allait devoir rester en prison longtemps avec castration chimique, au minimum. Mais il risquait également la peine de mort, en cas de condamnation pour une série d’accusations tombant sous le coup de la loi indonésienne sur la protection des enfants. 

D’après le réseau ECPAT International, réseau d’associations luttant contre l’exploitation sexuelle des enfants présent dans plus de 90 pays dans le monde, quelque 70.000 enfants sont victimes de ces crimes chaque année en Indonésie.

Photo : Imam Buhori