Illégal : la plupart des policiers armés ne sont pas en ordre de port d’arme

Le brevet décerné aux policiers suite à une formation et à un entrainement “en maîtrise de la violence des membres des services de police” se nomme dans le jargon, le “GPI 48”. Ce brevet est une obligation légale mentionnée explicitement comme condition sine qua non dans une circulaire. La formation continue pour acquérir la compétence par rapport à une arme à feu ne peut être esquivée. Or, beaucoup de policiers ne sont pas à jour ou ne l’ont pas faite.

Pour conserver leur brevet, les policiers détenteurs d’une arme doivent faire un entraînement de quatre demi-journées par an dans un stand de tir. En outre, ils doivent être évalué pendant une demi-journée par des tests d’aptitude. Néanmoins, par manque d’infrastructures, par manque de formateurs et comme ils sont en sous-effectif, les policiers ne peuvent quitter le terrain pour s’entraîner. Ils ne sont donc pas en ordre de port d’arme.

Nombreux sont ceux parmi les policiers qui contreviennent à cette obligation prévue par la loi… dont ils sont les représentants !

Des agents de police de la Ville de Bruxelles dont un qui porte une arme (à droite sur la photo) – DR

Un policier anonyme se désole de ne plus avoir accès au stand de tir

Le témoin qui a révélé ce fait à la presse est policier fédéral. Il a désiré garder l’anonymat. On sait qu’il est affecté à la protection des personnalités. Les V.I.P. “Ça fait bien longtemps que je n’ai plus mis les pieds dans un stand de tir“, nous confie-t-il. “Une heure de temps en temps et encore… Quand on demande un moniteur, il n’est pas disponible. Et quand on l’a, on fait un peu n’importe quoi. Quand on remonte le problème, on nous répond “on le sait”. Et bien oui, on le sait, mais tout le monde s’en fout“, conclut-il.