Strasbourg : l’IGPN saisie par le parquet pour enquête d’une violence policière au commissariat (VIDÉO)

LIGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie par le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin), suite à la diffusion au cours d’une audience de comparution immédiate d’une vidéo issue d’une caméra de surveillance du commissariat central de la ville.

Cette vidéo a changé le cours d’un procès et en a fait une comparution immédiate. Le 4 juin dernier, un jeune homme noir de 21 ans connu des services de police est jugé pour vol de vélo et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique. S’il reconnaît le vol, il nie la violence. Parole contre parole, le tribunal de Strasbourg (Bas-Rhin) a visionné les images de vidéosurveillance du commissariat. Contrairement à la procédure, l’homme en garde à vue n’avait plus ses menottes bien avant son arrivée en cellule. Il a alors subi deux plaquages contre le mur, et un coup de poing asséné par le policier.

Le policier maintient sa version, malgré les vidéos

le tribunal correctionnel de Strasbourg, choqué, a déclaré :“Le comportement des policiers dans cette vidéo peut être affilié à des violences policières. C’est une trahison du métier. C’est scandaleux”. Après avoir vu les images, le parquet a relaxé le prévenu des faits de violence sur le policier.

C’est une victoire, a dit son avocate. Toutefois, le policier maintient sa version, mais l’avocate de ce dernier a refusé l’interview de la chaine française en précisant que son client a faire appel de la décision.

Pour le syndicat Alliance, connu pour sa dureté, interrogé à l’époque des faits sans avoir vu la vidéo, cette affaire ne doit pas nuire à toute la profession. Le parquet a saisi l’IGPN, la police des polices. De plus, outre la violence, les enquêteurs de l’IGPN veulent comprendre pourquoi les procès-verbaux n’ont pas retranscrit l’intégralité de ce qui s’est déroulé comme cela doit être fait.